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Les chenilles
Fiche descriptive d'aide à l'identification
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 Fiche E. catax Opie par Eric Sardet (PDF 368Ko)
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Au printemps : localisation des chenilles (dans leurs nids communautaires)
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Présentation :
La Laineuse du prunellier - Eriogaster catax est un Lépidoptère Hétérocère (papillon dit « de nuit ») de la famille des Lasiocampidés (en grec = chenilles velues). Elle doit son nom de laineuse à sa ponte recouverte de soies (poils) faisant penser à une touffe de laine laissée par un mammifère (mouton, chèvre...).
L’espèce, présente de l’Europe – du Nord de l’Espagne et de la France jusqu’aux Balkans – à l’Oural et au Proche-Orient, est absente des îles méditerranéennes. En France, elle vit surtout dans le sud-est, de façon toujours relativement localisée.

La Laineuse du prunellier apparaît menacée dans plusieurs pays de l'Ouest de l'Europe.
En France, elle est protégée (arrêté du 23 avril 2007) et bénéficie du statut d'espèce d'intérêt communautaire vis-à-vis de la directive européenne Habitat-Faune-Flore. Cependant les informations sont insuffisantes pour pouvoir y évaluer son état de conservation.

Afin d’agir efficacement pour sa conservation, l’OPIE lance une enquête préalable pour mieux connaître sa répartition et l’état de ses populations.

 

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La chenille

Le corps est noir, couvert d’une courte pilosité brun jaune, avec des taches dorsales noir-bleu et des taches latérales bleues ponctuées et striées de jaune. Les limites de chaque segment sont noires. Sur 3 lignes apparentes (une dorsale et deux latérales de part et d’autre soit 5 lignes), de longues soies gris brunâtre en touffes à la base contrastent avec le fond.
A l’éclosion la chenille fait moins près de 0,5 cm de long et à la fin de sa croissance elle atteint les 5 cm.

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Chenilles devenues solitaires approchant les 5 cm de long en fin de croissance (stade L5)
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Le nid

La toile en soie plutôt dense forme un manchon autour d’un rameau de prunellier ou d’aubépine, avec quelques digitations aux extrémités renforçant la fixation. Fréquemment il subsiste une partie du nid moins dense ou déchirée où l’observation des chenilles pourra se faire.

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Confectionné alors que l’arbre n’a que de jeunes feuilles, le nid contraste avec le reste de son support végétal et se repère de loin. 
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Confusion possible :
Les chenilles peuvent être confondues avec celles de la Laineuse du cerisier (Eriogaster lanestris) qui confectionnent des nids soyeux identiques que l’on peut rencontrer au même moment, dans les mêmes biotopes et sur les mêmes plantes hôtes. Chez cette espèce, les limites de chaque segment sont marquées par un liseré jaunâtre.

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D’autres chenilles confectionnent des nids ou des toiles mais à une autre période de l’année, sur d’autres essences végétales et/ou d’aspect différent.

Milieux de prédilection :
La Laineuse du prunellier fréquente plutôt les milieux calcicoles et/ou thermophiles, abrités du vent, là où poussent des aubépines ou des prunelliers, ses plantes nourricières. On la rencontre dans les haies ou les buissons, sur les lisières forestières bien exposées, dans les bois ouverts et les clairières

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Période d’observation
L’éclosion a lieu au printemps. Sur prunellier, elle coïncide avec l’apparition des jeunes feuilles. Les chenilles se développent entre mi-mars et juillet plus ou moins vite selon les conditions climatiques locales et de la latitude. Leur comportement est grégaire au début de la vie larvaire (jusqu’en mai). Elles sont alors plus facilement repérables.

Comportement :
Dès l’éclosion, les chenilles construisent un nid (ou bourse) de soie communautaire. Celui-ci est construit autour de la portion de la branche où la femelle a pondu. Il se situe le plus souvent à au moins 1 mètre du sol, sur prunellier et aubépine. Les chenilles se nourrissent principalement la nuit, sur les feuilles alors jeunes proches du nid et restent dans et sur le nid au cours de la journée. En raison de leur taille à ces stades, les défoliations sont minimes. Après un mois, à partir du 3e stade larvaire, les chenilles sont solitaires ; elles se dispersent et peuvent s’observer se nourrissant de feuilles d’autres essences (chêne, bouleau ; prunellier et aubépine restant principalement mentionnés).

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Nous attendons avec impatience vos contributions !

Contact : Alexis :  enquete.laineuse@insectes.org

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Formulaire de réponse

 

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Photos
: Eriogaster catax (Linné, 1758), La laineuse du prunellier | Ponte - Cliché : Lucas Baliteau | Chenilles et nids - Clichés : Denis Vandromme - David Demergès | Eriogaster lanestris (Linné, 1758) - Cliché Alexis Borges
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