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Pathologie dans les élevages de lépidoptères
Les lépidoptères sont sensibles à de très nombreuses maladies pathogènes

Dans les conditions d'un élevage conduit sur des végétaux prélevés dans la nature, les chenilles sont susceptibles de contractées de très nombreuses maladies présentes partout dans notre environnement et que l'on importe sans s'en douter avec le feuillage alimentaire.

Ces maladies, peu spécifiques, concerne en général l'ensemble des lépidoptères.

Trois grandes classes principales de maladies peuvent être caractérisées :
- les maladies d'origine virale (agent pathogène = virus),
- les maladies d'origine bactérienne (agent pathogène =bactérie),
- les maladies d'origine fongique (agent pathogène = champignon).

Les symptômes sont très variables selon :
- les agents pathogènes d'une même classe,
- le degré d'atteinte de l'élevage,
- les espèces cibles concernées.

 

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Les maladies d'origine virale (= viroses)
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Les virus entomopathogènes se développent et se multiplient au sein de leur hôte en le décomposant totalement.
En général, les chenilles atteintes se ramolissent, pendent au feuillage, se déchirent facilement pour que s'en épanche un liquide opaque qui n'est autre qu'une concentration très forte de particules virales. En se répandant sur le feuillage, cette solution virale sera à même de contaminer d'autres chenilles en cours d'alimentation.

La contamination s'effectuant par ingestion, la propagation des maladies virales s'effectue donc généralement de proche en proche, mais aussi à distance par leur transport de virus sur les poussières déplacées par le vent.

Cependant, la durée de vie d'une particule virale isolée dans la nature est très faible, cette dernière étant très sensible au rayonnement UV et aux températures élevées.

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Les maladies d'origine bactérienne (= bactérioses)
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Les bactéries entomopathogènes se développent et se multiplient au sein de leur hôte, entraînant une septicémie rapide et mortelle.
Les chenilles atteintes se ramolissent, pendent au feuillage, laissent perler un liquide riche en particules bactériennes. En se répandant sur le feuillage, cette solution sera à même de contaminer d'autres chenilles en cours d'alimentation.

La contamination bactérienne des élevages s'effectue par ingestion, donc généralement de proche en proche, mais la propagation peut aussi s'effectuer à distance par le transport par le vent de particules souillées.

La durée de vie d'une particule bactérienne est relativement longue (plusieurs années) dans la mesure où elle présente la plupart du temps une forme de résistance (spore) qui lui permet d'attendre les conditions idéales de la reprise de son développement.

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Les maladies d'origine fongique (= mycoses)
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Les maladies cryptogamiques (ou mycoses) sont contractées par contact avec des spores véhiculés par l'air.
Le champignon pénètre dans l'organisme à travers le tégument ou par des blessures consécutives aux manipulations Le mycelium se développe au sein de l'hôte, entraîne son durcissement, puis fructifie à l'extérieur de son hôte, libérant d'innombrables spores de qui seront disséminées par le vent.

Les spores ont une très longue durée de vie et disposent d'une structure externe qui leur permet de résister à de nombreux agents de désinfection.

 

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Prophylaxie

Si elles sont maintenues dans de bonnes conditions d'élevage, les chenilles sont tout à fait capables de résister efficacement aux maladies. En effet, ce sont toujours les individus les plus faibles qui constituent les portes d'entrée des maladies dans une population et y engendrent ensuite une épizootie.

Il convient donc dans le cadre d'un élevage :
- de faire en sorte que les conditions de l'élevage soient à leur optimum (feuillage suffisament abondant et frais, température, luminosité et hygrométrie adaptées, manipulations délicates et réduites...),
- de bien s'assurer de la propreté du feuillage alimentaire en évinçant toute feuille présentant des souillures qui peuvent potentiellement provenir d'épanchements de chenilles malades,
- d'éliminer de l'élevage et de détruire toute chenille présentant des symptômes d'atteinte par une maladie (retard de croissance, couleur anormale, comportement amorphe, ramolissement, raidissement...),
- de nettoyer régulièrement les enceintes, outils et objets nécessaires à l'élevage avec une solution diluée d'eau de Javel, suivi d'un bon rinçage, d'un séchage et, si possible, d'une exposition au UV (au soleil par exemple),
- de procéder, en cas extrême, à la désinfection du feuillage alimentaire par trempage 10 min en solution d'eau javelisée à 10% , suivi d'un rinçage de 30 min à l'eau clair, puis d'un essorage (ou séchage à l'air libre) de sorte que le feuillage soit sec et sain au moment de l'alimentation de l'élevage.

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